Comment les cabinets juridiques bénéficient des derniers progrès en IA

Si cela leur a pris plus de temps que d’autres industries pour embrasser les bénéfices de l’intelligence artificielle, les cabinets juridiques reconnaissent finalement la valeur ajoutée que leur apporte les chatbots et le machine learning.

Le domaine de la loi ne fait pas exception aux progrès de l’intelligence artificielle. Les techniciens juridiques passaient autrefois un temps considérable à déconstruire de complexes documents légaux lors de la phrase de « découverte » d’un cas. C’était avant l’introduction d’un software capable d’analyser de larges volumes de documents : examiner les phases initiales d’un procès légal devint alors plus rapide, ce qui signifiait que les techniciens juridiques pouvaient se focaliser sur du travail plus intéressant.

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle commence à établir sa marque dans d’autres domaines légaux. Les chatbots sont capables de déterminer des clients potentiels, se renseigner sur leurs exigences et même offrir des conseils légaux basiques – une aide gigantesque pour ceux qui ont très peu de moyens financiers. De plus, le machine learning rend le processus d’ébauche des documents légaux plus rapide et moins cher. Par exemple, MarginMatrix affirme qu’il ne faudra que trois minutes pour écrire des documents avec leur technologie, comparé à trois heures avec un avocat.

En plus de ces progrès technologiques, il apparaît crucial que les cabinets juridiques adoptent des solutions basées sur le Traitement Automatique du Langage (TAL). Les bots, particulièrement, devront analyser des phrases étranges d’utilisateurs qui ne connaissent pas les bons termes juridiques.

Nous pourrions être sur le point d’accomplir un bond en avant majeur où l’intelligence artificielle prendrait en charge une majorité des tâches les plus banales et répétitives du travail juridique, et ce avec une rapidité et une précision bien plus grande.

Chatbots : économiser votre temps précieux

Les chatbots révolutionnent la façon de s’occuper des clients dans les cabinets juridiques, et prodiguent même des conseils légaux basiques.

Les firmes juridiques peuvent utiliser des chatbots pour orienter des clients potentiels vers des informations utiles sur leur entreprise, offrir une interface avenante et répondre à leurs premières interrogations. Le cabinet d’avocat britannique Convey Law a créé le Conveybot, qui génère instantanément des devis et peut arranger des processus de suivi avec des membres de la firme. Dans les faits, les chatbots vont être capables de trier les requêtes pour assigner le bon avocat au bon client. De plus, grâce à l’historique des conversations du bot, l’avocat se rendra au rendez-vous en connaissant la situation de l’individu.

Bien sûr, contrairement aux humains, les chatbots sont plus accessibles puisqu’ils sont joignables 24h/24 7j/7 en dehors des horaires d’ouvertures, et ils augmentent ainsi le nombre d’affaires pour les cabinets légaux. Au moment où un avocat se lèverait le matin, un chatbot aurait déjà donné des informations basiques à un client potentiel dans le nuit et prit sa déclaration. Naturellement, cela veut aussi dire que le bot peut déterminer qui a ou qui n’a pas besoin de l’aide du cabinet juridique, permettant alors aux employés d’économiser du temps et de gérer plus efficacement leurs dossiers.

Chatbots : les nouveaux conseillers légaux ?

Ceux qui ne peuvent pas se permettre le luxe d’un avocat peuvent bénéficier de l’introduction des chatbots dans le système légal. L’étudiant de Stanford Josh Browder a créé DoNotPay, un chatbot qui peut à la fois aider à faire annuler une amende de parking et offrir des conseils aux réfugiés demandeurs d’asile. Le bot de Facebook Messenger a nullifié plus de 160 000 amendes de parking et peut maintenant aider à remplir des formulaires de demande d’immigration vers les États-Unis et le Canada. Les consommateurs vulnérables qui ne peuvent habituellement pas se permettre une aide légale vont, dans le futur, être capables d’utiliser des chatbots pour déterminer leurs chances de remporter un procès.

TAL : la solution pour les cabinets légaux

Les firmes juridiques devraient s’assurer que quelque soit le chatbot qu’elles emploient, celui-ci soit doté d’un système de traitement automatique du langage robuste.

Puisque le TAL examine le sens derrière chaque phrase, il est particulièrement utile dans le domaine légal, où les potentiels clients ne sont pas familiers avec les terminologies correctes. Le TAL sera capable de détecter les synonymes courants pour ces phrases et de les assigner aux réponses adaptées. Par exemple, si un individu écrit qu’il « voudrait que ses enfants restent avec lui » dans le cas d’un divorce, le chatbot sera capable de faire remonter la réponse pour « garde exclusive ».

Le machine learning : prendre en charge le travail fastidieux

Les firmes avec du big data se tournent vers le machine learning pour augmenter la vitesse et la précision de l’automatisation et de la vérification des documents.

Les machines peuvent identifier les clauses principales et la terminologie utilisée dans un vaste nombre de documents afin de vérifier ceux-ci ou de réaliser des enquêtes préalables. Là où les humains n’ont le temps que d’en examiner un fragment, le machine learning peut tous les passer en revue en quelques secondes à peine. La Law Society montre les preuves de la manière dont cela peut aider les entreprises et démontre une augmentation de l’efficacité de 40-50% avec l’utilisation du machine learning sans aucune formation initiale (c’est-à-dire juste en mettant des tags et des annotations dans un échantillon de documents). Quand on sait que les avocats et les cabinets juridiques dépensent chaque année 8.4 milliards de dollars dans la recherche, c’est un développement particulièrement significatif.

Le machine learning peut également permettre de s’assurer que le système juridique soit aussi impartial que possible. Lorsqu’un juge prend une décision aux États-Unis, elle doit être expliquée par écrit. Cela offre aux ordinateurs dotés de machine learning une mine de données à examiner afin de déterminer s’il y a la moindre anomalie dans un jugement particulier. Est-ce que les facteurs de discriminations qui pourraient influencer un procès, tels que la couleur ou le sexe, ne deviendrait pas bientôt de l’histoire ancienne ?

Faire le travail légal, mais sans remplacer les avocats

Malgré les rumeurs alarmistes, les robots ne sont pas prêts de remplacer les avocats. Avec la technologie actuelle, le McKinsey Global Institute a trouvé que seulement 23% du travail d’un avocat pouvait être automatisé. Cela permet avant tout aux avocats de se focaliser sur les tâches plus difficiles (et sûrement plus intéressantes).

Les chatbots qui emploient le TAL et le machine learning vont être capables de prendre en charge les autres tâches plus fastidieuses, comme l’enquête préalable et  la procédure d’examen avec les clients. Ces derniers peuvent espérer un travail plus efficace, des jugements plus justes et même des conseils légaux gratuits.

Pour les cabinets juridiques, l’amélioration constante des processus d’automatisation apportera plus d’économies que jamais auparavant. Il s’agit de l’une de ces rare situations gagnant-gagnant pour toutes les parties impliquées.

 

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