Des chatbots négociateurs : les humains n’auront peut-être plus jamais besoin de marchander

Selon des études récentes, les chatbots pourraient bientôt négocier en notre nom pour préparer nos prochaines vacances, acheter une voiture d'occasion, et même organiser nos rendez-vous.

Les chatbots performants dotés d’un traitement automatique du langage naturel robuste sont déjà capable d’accomplir des tâches incroyablement utiles aux humains. Que ce soit en répondant aux questions des clients ou en les guidant tout au long du processus d’achat, les bots ont évolué significativement dans le domaine de l’e-commerce afin d’augmenter les revenus et d’enrichir l’expérience client tout en diminuant les coûts.

Mais les chatbots seront capables de bien plus. En effet, les récentes semaines nous ont donné des indications sur ce que nous pouvons attendre d’eux les prochaines années.

 

Chatbots négociateurs : les nouveaux magouilleurs

A l’avenir, lorsque que nous voudrons acheter une voiture, préparer des vacances ou même organiser un dîner avec des amis, des chatbots pourraient négocier en notre nom. Facebook en a notamment fait la démonstration récente avec des assistants virtuels qui, en théorie, en seraient capables.

Facebook a entraîné ses bots à un jeu où les participants devaient décider de la manière dont se répartir entre eux des chapeaux, des ballons et des livres. Chaque catégorie d’objets possédait une valeur en point, mais celle-ci était différente pour chaque joueur. Le vainqueur était celui qui obtenait le plus grand score à la fin du tour.

Les chatbots étaient capables d’utiliser des techniques de négociations similaires à des concepts tels que la théorie des jeux en incorporant le « dilemme du prisonnier ». Ils furent même capables de se tromper les uns les autres au cours des différentes parties en achetant en masse des objets qui n’avaient aucun intérêt pour eux et en les cédant au dernier moment afin de faire semblant de consentir à un compromis.

Ce qui est encore plus surprenant, c’est que les machines l’on fait sans la moindre indication explicite de comportements humains : elles essayaient simplement d’atteindre leurs objectifs.

L’innovation clé que les chercheurs ont mise au point consistait en des « déploiements de dialogues », qui permettent aux bots d’avoir plusieurs coups d’avances.  Pour rendre cela possible, les machines simulent des dialogues complets au cours de la phase de décodage pour estimer la récompense de chaque action. Facebook explique que focaliser les machines sur la récompense plutôt que sur la fonction de probabilité a permis d’améliorer leurs performances à la fois contre les humains et contre les machines.

 

Encore un long chemin à parcourir avant d’avoir de vrais chatbots négociateurs !

De grands progrès ont déjà été accomplis, mais il y a encore de nombreuses choses qui ont besoin d’être améliorées avant que les chatbots puissent vraiment marchander avec des vendeurs de voitures d’occasions.

Les bots n’étaient capables que de phrases basiques pour négocier durant le jeu, telles que :

Agent 1 : Je veux les livres et les chapeaux, tu obtiens le ballon.

Agent 2 : Donne-moi un livre aussi et c’est bon.

Agent 1 : Ok, c’est bon.

Si la priorité n’est pas d’atteindre une prose digne de rivaliser avec les auteurs du Prix Goncourt, il reste nécessaire que les bots soient capables de s’adapter en fonction du contexte et de la situation. Ces phrases basiques ne fonctionneront par exemple pas dans le cas d’une demande de prêt hypothécaire.

Comme souligné ici, nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir former des phrases en langage naturel, au lieu de phrases qui peuvent seulement être comprises.

 

Pourquoi des chatbots pourraient organiser nos prochains rendez-vous

Au lieu de se contenter de négocier des achats, il est envisageable que dans le futur, les chatbots arrangent nos emplois du temps et aiguillent les négociations que nous menons par nous-mêmes.

Comme le souligne la PDG de Microsoft Satya Nadella, il est probable que les chatbots soient un jour à nos côtés au cours de toutes sortes de négociations et qu’ils seront capable de faire des choix selon nos préférences personnelles. De plus, contrairement aux humains, un chatbot serait capable d’interagir simultanément avec plusieurs entités pour des objets différents. Nous pourrions bientôt vivre dans un monde où nous serions capables de réserver un vol, organiser un rendez-vous et acheter une maison à l’exact même moment.

Il y a déjà de multiples exemples de chatbots qui négocient en notre nom. Trim propose un chatbot qui marchande vos frais de câbles avec Comcast, tandis que le bot Facebook Messenger DoNotPay est capable de négocier pour faire annuler vos amendes de parking.

Les économistes d’Oxford Carl Frey et Michael Osborne ont identifiés trois types d’intelligence qui représentent un défi pour l’IA. L’intelligence sociale était considérée comme celle ayant la probabilité la plus basse d’être atteinte dans le futur proche, notamment en raison du besoin de traits intrinsèquement humains tels que « la capacité de négociation, de persuasion et d’attention ». Mais peut-être que nous avons sous-estimé le pouvoir de l’IA. A l’avenir, lorsque des humains proposeront un rendez-vous à la personne qu’ils veulent séduire, il y a des chances qu’ils doivent d’abord passer par leur assistant virtuel.

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